LA PAIX, L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DE LA FEMME ET LA TOLÉRANCE
L’Homme est créé à l’image de Dieu (Gen 1, 27). Le dessein d’Amour de Dieu est brisé par l’amer constat du péché d’Adam et Ève.
Cependant l’Homme reste capable de Dieu d’où son retour à sa destination divine.
Ainsi l’Homme recherche la Paix que l’on présente comme un autre nom de Dieu. En Côte d’Ivoire, l’on élève la Paix au rang de religion.
Cette recherche de la Paix va conduire l’Homme à reconnaître ses abus envers les personnes vulnérables. Et l’on va reprendre les enseignements de l’Église: l’incarnation du Fils de Dieu comme fondement de l’égalité de toutes les personnes. La dignité de la personne humaine doit être reconnue comme égale dignité entre la dimension masculine et féminine. La concrétisation de la reconnaissance des abus de l’Homme envers la Femme transparaît dans la déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes Résolution 48/1114 de l’Assemblée Générale du 20 décembre 1993).
La Paix pour la créature de Dieu, c’est également la tolérance. Cette vertu qui porte à accepter ce que l’on n’accepterait pas spontanément. C’est également la vertu qui porte à se montrer vigilant tant envers l’intolérance qu’envers l’intolérable.
C’est une notion qui détermine le degré d’acceptation de ce qui est contraire à une règle morale, civile ou religieuse. C’est la capacité à accepter une chose avec laquelle l’on n’est pas en accord.
Ainsi, la tolérance peut être:
Sociale: l’individu ou le groupe social qui accepte ce qui est différent de ses valeurs morales ou ses normes.
Civile : c’est l’écart entre les lois et leur application et l’impunité.
Religieuse: c’est l’attitude d’accepter des confessions différentes de la nôtre. L’Église nous offre la pratique de la tolérance à travers le dialogue inter religieux. Du 04 au 06 novembre 2008, catholiques et musulmans ont approfondi une recommandation du Concile Vatican Il en poursuivant le dialogue entamé il y a 1 400 ans.
Toute Liberté ou tout droit implique pour s’exercer pleinement, un devoir de tolérance et de respect.
La tolérance associée à la notion absolue de bien et de mal s’exerce, se pratique lorsque l’on a conscience qu’une chose est mal mais, la combattre engendrerait un mal encore plus grand.
Alors, la tolérance peut conduire à ne pas combattre un mal, pourtant bien identifié.
Toutefois, la tolérance se distingue de certaines notions voisines.
La tolérance n’est pas l’indifférence qui est une absence de plaisir, de douleur face à une situation, à un phénomène.
Un organisme qui n’éprouve rien devant la nourriture n’a pas faim, mais n’est pas forcement rassasié.
La tolérance n’est pas la soumission qui est une situation acceptable, forcée, contrainte.
La tolérance n’est pas la permissivité. La permissivité est une absence de référence aux sentiments.
La tolérance est une expression de la liberté et du droit de l’Homme, mais c’est également la pleine manifestation des choix du contre le mal. Il peut fortifier cette tolérance en s’abreuvant à la source de la Bible, la Parole de Dieu. Lui qui est Amour et Paix.
La Paix, l’élimination de la violence à l’égard de la femme, la tolérance sont autant de réalités développées par la Parole de Dieu, dont nos Pères, les Évêques nous invitent à nous nourrir pour témoigner de Jésus, l’Unique Sauveur.