Il y a bien longtemps dans un pays loin de chez nous (aux Etats-Unis) une petite fille se tenait à la porte d’une petite église en pleurant doucement. On l’avait empêchée d’entrer en lui disant qu’il y avait déjà trop de monde et qu’il n’y avait plus de place pour elle.
A ce moment-là, le pasteur est passé près de l’entrée et l’a aperçue. « Il n’y a pas de place pour moi à l’école du dimanche » lui dit-elle en sanglotant. En voyant ses habits usés et ses cheveux mal coiffés, le pasteur a deviné que peut-être on l’avait trouvée pas assez bien habillée pour se joindre aux autres enfants. Il l’a prise par la main et l’a fait entrer. Il l’a conduite jusqu’à la salle où les autres enfants étaient rassemblés et l’a fait asseoir. La petite fille était si heureuse qu’il y ait encore une petite place pour elle. En se couchant le soir, elle pensa aux autres enfants qui ne pouvaient pas entendre les belles histoires de Jésus, parce qu’il n’y avait plus de place pour eux à l’école du dimanche.
Deux années plus tard, la fillette mourut dans un quartier très pauvre de la ville. Ses parents appelèrent le pasteur qui avait eu de la bonté pour leur petite fille, et lui avait permis de venir à l’église. Ils lui demandèrent s’il voulait bien s’occuper de l’enterrement de leur enfant.
A ce moment-là les parents ont voulu ranger les habits de la petite fille. Ils étaient tous vieux et usés, mais dans une poche, les parents trouvèrent un petit porte-monnaie rouge si vieux qu’on aurait dit qu’il avait été ramassé dans une poubelle.
A l’intérieur, il y avait de toutes petites pièces, qui toutes ensemble ne faisaient même pas un euro (en fait il s’agissait 57 centimes d’un dollar). Ce n’était presque rien, mais il y avait aussi un petit bout de papier tout chiffonné où la fillette avait écrit : « Je garde ces pièces de monnaie pour aider à construire une église plus grande, afin que davantage d’enfants puissent aller à l’école du dimanche. » Elle avait mis deux années à rassembler ces quelques pauvres petites pièces. Elle avait économisé sur tout ce qu’elle pouvait pour donner cet argent à l’église.
En lisant ce message, le pasteur eut les larmes aux yeux. Il sut aussitôt ce qu’il allait faire. Le dimanche suivant, il montra le petit porte-monnaie et lut le morceau de papier à tous ceux qui étaient venus à l’église pour le culte. Il termina en encourageant les gens à mettre de l’argent de côté pour qu’une plus grande église soit construite.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un journaliste entendit parler de cette histoire et la raconta dans un journal. Un homme riche, qui possédait plusieurs terrains, proposa de vendre un grand et beau terrain pour y construire la future église. Le terrain valait des milliers d’euros. Le pasteur répondit que son église ne pouvait pas payer si cher pour un terrain. Alors l’homme riche proposa de le vendre seulement pour 57 centimes, juste ce qu’il y avait dans le porte-monnaie de la petite fille.
Emus, les membres de l’église donnèrent aussi tout ce qu’ils pouvaient, et il y avait même des gens qui envoyaient des chèques de très loin. En cinq années, les 57 centimes de la petite fille s’étaient transformé en 250.000 dollars, une somme énorme pour l’époque (au début du XXème siècle). Son amour désintéressé s’était multiplié en rapportant tellement d’argent.
C’est ainsi qu’aujourd’hui encore, dans la grande ville de Philadelphie, aux Etats-Unis, vous pouvez voir une église baptiste, appelée Temple Baptiste Church, où il y a de la place pour 3300 personnes assises. Vous pouvez même visiter l’Université de Baptist Temple, où des milliers d’étudiants ont fait leurs études, et qui a été construite à côté de l’église, avec l’argent donné par des gens qui avaient été émus par l’amour de la petite fille pour Jésus.
Il y a même eu assez d’argent pour construire un hôpital, appelé l’hôpital du Bon Samaritain, et un bâtiment entier rien que pour l’école du dimanche. Maintenant il n’y a pas un seul enfant dans le voisinage pour lequel il n’y aurait pas de place à l’école du dimanche.
Dans une des pièces de ce bâtiment de l’école du dimanche, on peut voir le portrait de cette pauvre petite fille qui aimait tellement Jésus qu’elle voulait que tous les enfants puissent entendre parler de lui. A côté on voit le portrait du pasteur Russel H. Conwell, qui a été le témoin de cette histoire et l’a racontée dans un livre : Les hectares de diamant. Cette histoire vraie montre tout ce que Dieu peut faire avec 57 petites pièces qui représentaient tout le trésor d’une petite fille qu’elle a entièrement donnée à Dieu.